
Alors qu'un froid polaire s'est abattu en fin de semaine sur la Suisse, c'est le très bien nommé Antigel qui a débuté lundi dernier. Et pour cette deuxième édition, les programmateurs nous ont gâté puisqu'entre concerts , spectacles, sport, danse , rock , folk, musique traditionnelle et électro, difficile de ne pas trouver quelque chose qui nous plaise. Sans revenir sur l'aspect intercommunal du festival ni sur les lieux plutôt insolites des différents événements, puisque Djan vous en a déjà parlé la semaine dernière, retournons plutôt sur [...]
Plus de la moitié des morceaux d' In Evening Air touchent au sublime. Il aurait été dommage que je ne rencontre pas cet album dans les bonnes conditions, et il aurait été encore plus dommage que je ne vous invite pas à l'écouter.
Dylan Baldi, 20 ans, ne paye pas mine : avec sa tête de gentil nerd, ses lunettes et ses chemises à carreaux, je l'imagine plus en figurant dans The Big Bang Theory que sur scène à hurler ses tripes à la Kurt Cobain, ou en studio produit par Steve Albini (Nirvana, Pixies, Manic Street Preachers...) ! Depuis fin 2009, Baldi enregistre des morceaux dans la cave de ses parents et les met en ligne sur le net. Blogueurs et webzines ont vite accroché, les concerts se sont multipliés, le premier album a connu un joli petit succès, et le second [...]
Sorti en 2011, In a special place est un album hautement improbable proposant une compilation d'enregistrements studios réalisés lors de la préparation de This is the Sea en 1985. Restreint, pour la quasi-totalité des morceaux, à un piano et une voix, l'album met à nu une musique (celle des années 80 à l'ère du synthétiseur surexploité) qu'on pourrait juger artificielle, trop ornementée, et la déshabille de tous ses froufrous ringards. Une fois le cobaye décharné, il reste la chair à vif : Mike Scott, frappant violemment le clavier, une production réduite au strict nécessaire voire moins, [...]
Je ne sais pas si c'est un effet connu ou si je suis juste bonne pour l'asile (ce qui expliquerait pas mal de choses), mais le simple fait de fixer intensément quoique ce soit le rend parfois effrayant, que ce soit une peinture ou une photo, ou même en me regardant dans les yeux dans le miroir (ça c'est plus compréhensible). Un morceau d'Ensemble Economique, c'est une phrase musicale, un rythme, une progression de cordes, qui fait boule de neige, prend de l'ampleur et devient lentement de plus en plus impressionnante avant de s'évanouir dans le noir. Au passage, cette [...]
Je vous ai gardé le meilleur pour la fin. C'est Noël, offrez-vous mon album préféré de l'année, par un groupe californien qui joue désormais dans le cours des très grands du rock. San Francisco en a pondu des groupes rock incroyables, et Thee Oh Sees en fait définitivement partie. C'est une machine de guerre, un monstre à 5 membres mené par un grand malade génial nommé John Dwyer, maître de cérémonie d'une orgie rock'n'roll violente et psychédélique à consommer de préférence en concert mais qui miraculeusement garde tout son attrait sur disque.
Eh bien le voilà le gros coup de cœur du type « nom d'une pipe en bois d'où est-ce qu'il sort ce groupe avec ce single que je m'écoute en boucle depuis 2 semaines » ? Il a eu du mal à venir, mais le voilà, il s'appelle Sporting Life . C'est un quatuor de San Francisco qui fait de l'indie-rock sous influence eighties et sixties, autant vous dire que ça s'écoute aussi facilement que j'ingurgite des toasts au foie gras le 24 décembre au soir.
Dans le genre "duo guitare/batterie noise-rock", vous connaissiez No Age (si non, cliquez ici ), découvrez maintenant Caddywhompus ! Ils viennent de Houston et sont signés sur l'excellent label Community Records basé à la Nouvelle-Orléans. Ils proposent un rock franchement abrasif et ultra-énergique.
L'homme derrière cet album ne vit pas dans le même univers que vous et moi. Quand il entend les Black Eyed Peas à la radio, je l'imagine avoir la réaction d'un Syd Barrett qui aurait fait un petit voyage en Delorean de 1964 à 2011 et qui se prend cette musique futuriste et diarrhéique dans les oreilles (un petit peu de méchanceté gratuite entretient la santé).
Tout le long de cet album, et même après pas mal d'écoutes, il m'est toujours impossible de dire vraiment de quel type de musique il s'agit. Attention, je ne ressors pas du frigo le mot « inclassable », qu'on colle régulièrement à tous types de choses très classées, et qui même employé à raison n'est pas tant une vertu — franchement, on s'en balance qu'un album soit classable ou pas, ce n'est pas synonyme de qualité.

Sayem , je présume que le nom parle pour peu d'entre vous, hé bien ceux là sachez le, sont les plus chanceux. Jusqu'ici, à part un album en 2007, Phonogénique qui avait pourtant bien fait parler et en bien, Sayem s'était -excusez du peu- contenté de remixs officiels pour Cassius ou encore Miss Kittin et également des bandes sons de publicités (Nokia, Coupe du monde de rugby). Le revoici donc cette année avec un concept album : une BO d'un film imaginaire. Et en effet, on se rend très rapidement [...]
Cet album est une friandise garage-rock. Je ne vois pas d'autre métaphore. C'est une petite demi-heure de rock sauvage, par quatre jolies filles aux chapeaux de sorcières, produit, ou plutôt propulsé par Jack White (le papa des White Stripes, Dead Weather, Raconteurs), inspiré par le rock des sixties, rempli de riffs de guitare et de piano simples et efficaces. Lire la suite »
Cet album est une friandise garage-rock. Je ne vois pas d'autre métaphore. C'est une petite demi-heure de rock sauvage, par quatre jolies filles aux chapeaux de sorcières, produit, ou plutôt propulsé par Jack White (le papa des White Stripes, Dead Weather, Raconteurs), inspiré par le rock des sixties, rempli de riffs de guitare et de piano simples et efficaces. Lire la suite...
Cet album est une friandise garage-rock. Je ne vois pas d'autre métaphore. C'est une petite demi-heure de rock sauvage, par quatre jolies filles aux chapeaux de sorcières, produit, ou plutôt propulsé par Jack White (le papa des White Stripes, Dead Weather, Raconteurs), inspiré par le rock des sixties, rempli de riffs de guitare et de piano simples et efficaces.
Je n'aurais pas dû lire les critiques déjà publiées sur ce disque... Et vous allez peut-être regretter de lire la mienne. Beaucoup d'entre elles décrivent la musique de The War on Drugs comme de la « driving music », la musique qui accompagne parfaitement de longs road trips en voiture. Je m'étais déjà fait un monologue inintéressant sur cette fameuse « driving music » dans ma critique de Disappears de Guider donc je ne vais pas recommencer à jacter là-dessus, mais le fait est que je ne peux m'imaginer autre chose qu'un road trip en écoutant le deuxième album de ces Américains. Lire [...]

Words by Vicki Artist: Real Estate Album: Days Released: October 18, 2011 Label: Domino If you're super into indie music, or anything, really, it helps to have friends who share your obsession. I'm lucky to have several, one of them being my friend Annie D. Annie wrote me an e-mail on March 25, 2010 (Gmail won't let me forget), telling me I should come with her to see this new band, Real Estate , at Pitt's Public Health Auditorium. I don't [...]
Peggy Sue est un trio de Brighton, en Angleterre, dont Acrobats est le second album. Ce sont deux filles, Rosa Rex et Katy Klaw, au chant et aux guitares, et un mec, Olly Joice, à la batterie. Le groupe a émergé fin des années 2000 au même moment que ce que les médias anglais ont baptisé la "West London folk scene", à laquelle sont associés les Mumford & Sons, Laura Marling, Noah and the Whale et compagnie. Avec Acrobats, Peggy Sue se détache clairement de cette mouvance indie-folk, en adoptant un son bien plus puissant, boosté par les [...]
Creepoid. J'suis pas fan du nom. Et ça m'inquiète un peu de savoir que c'est le genre de choses qui peuvent faire le succès ou l'échec commercial d'un groupe, parce que j'ai un vrai coup de coeur pour ce groupe de Philadelphie dont Horse Heaven est le premier album. S'il fallait créer un terme à la con comme adorent le faire les critiques musicaux, je dirais que Creepoid fait dans le grunge-psyché-folk, ce qui ne vous dit probablement rien. En y réfléchissant deux secondes et en mélangeant la musique des vos groupes préférés de grunge, psyché et folk, [...]
Creepoid. J'suis pas fan du nom. Et ça m'inquiète un peu de savoir que c'est le genre de choses qui peuvent faire le succès ou l'échec commercial d'un groupe, parce que j'ai un vrai coup de coeur pour ce groupe de Philadelphie dont Horse Heaven est le premier album. S'il fallait créer un terme à la con comme adorent le faire les critiques musicaux, je dirais que Creepoid fait dans le grunge-psyché-folk, ce qui ne vous dit probablement rien. En y réfléchissant deux secondes et en mélangeant la musique des vos groupes préférés de grunge, psyché et folk, [...]